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Séparer le corps et la psyché

Dr Jean-Michel Crabbé
Mis à jour janvier 2019

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Vers la fin du XIXe siècle, la médecine académique a rejeté toutes les observations concernant les rythmes biologiques endogènes et les liens entre le corps et la psyché, imposant les faux principes de l'homéostasie et d'une séparation entre corps et psyché. Une situation qui n'a pas changé au XXIe siècle.

 

 

Résumé

Jamais aucune expérience n'a démontré que le corps et la psyché étaient deux domaines indépendants. De même, jamais aucune expérience n'a démontré que l'homéostasie, principe d'un équilibre intérieur, était une loi fondamentale de la physiologie.

Malgré cela, L'Académie et l'Institution dans son ensemble ont trahi la vérité scientifique en imposant de nouveaux dogmes comme la séparation du corps et de la psyché, le principe de machine biologique autorégulée, conduisant la médecine moderne dans une impasse.

Ainsi les dictionnaires de constantes biologiques ont imposé pendant plus d'un siècle l'idée que les paramètres physiologiques sont des constantes, l'une des grossières erreurs de la médecine moderne. Ces grossières erreurs sur le plan scientifique, sont encore imposées aujourd'hui (2022) comme des vérités scientifiques indiscutables.

 

Le dogme de l'homme machine biologique

Pendant des millénaires, tous les plus grands esprits que la terre a porté ont reconnu qu'il y avait des relations entre le corps et l'esprit, et que les maladies étaient en partie liées au comportement, au mode de vie et aux valeurs morales des êtres humains. La maladie était considérée comme un problème personnel.

C'est seulement à la fin du XIXe siècle que les biologistes vont imposer une nouvelle conception mensongère de l'homme :

Les êtres vivants sont des machines biologiques gouvernées par le principe d'un équilibre intérieur, indépendant de la psyché, ce qui est Faux !

À la même époque, Pasteur montre que les maladies infectieuses comme la syphilis, la tuberculose ou la peste sont provoquées par des bactéries que l'on peut voir au microscope, cultiver et détruire. Cela conduit à affirmer que le terrain, l'individu, n'a aucune importance et que seul l'agent infectieux compte :

Les grandes épidémies sont des phénomènes purement biologiques, des agressions extérieures qui ne dépendent pas du terrain, du mode de vie et l'individu dans sa globalité, ce qui est Faux !

En 1850, Helmholtz mesure la vitesse des influx nerveux dans les neurones. Ces signaux électriques commandent les muscles ou acheminent des informations vers le cerveau, mais on ignore encore tout de la chimie cérébrale, des neuromédiateurs et des neurotransmetteurs :

Le système nerveux, qui échange des signaux électriques, n'a rien de commun avec les fonctions physiologiques et les maladies physiques, ce qui est Faux !

Sur la base de ces "fausses découvertes", la médecine prétend avoir prouvé scientifiquement que le corps et la psyché sont deux domaines totalement séparés. En aucun cas les pensées et les émotions ne peuvent agir sur le corps et de provoquer des maladies. Tout au long du XXe siècle, la médecine va alors critiquer et combattre toutes les anciennes traditions, en particuliers religieuses, qui relient le corps à la psyché et à l'âme :

D'après la médecine moderne, pendant des millénaires, les prêtres, les guérisseurs et autres charlatans auraient exploité la crédulité des malades, ce qui est Faux !

 

Enjeux politiques et financiers

Après avoir longtemps été un problème religieux, au début du XXe siècle, la maladie change de statut pour devenir un problème exclusivement biologique. La médecine moderne fondée sur la biologie va guérir l'homme et le débarrasser de la culpabilité que la religion chargeait sur ses épaules : L'homme devient libre d'agir comme il le veut, la médecine se charge du bon fonctionnement de son corps.

L'homme peut négliger les valeurs morales de ses ancêtres.

Le pouvoir de l'église s'affaiblit au profit du pouvoir politique

Certaines ressources financières de l'église sont transférées à la médecine

Naissance des premières entreprises médicales comme l'institut Pasteur

L'histoire du BCG, pseudo-vaccin inutile et inutilisé dans les pays anglo-saxons, ou encore l'histoire du Salvarsan, véritable poison qui a valu à Paul Ehrlich le prix Nobel 1908 : toute l'histoire récente de la médecine nous montre comment, dès le début du XXe siècle, la vérité scientifique va s'effacer devant le pouvoir politique et les puissances de l'argent :

La syphilis et le salvarsan : Prix Nobel de médecine 1908 - Paul Ehrlich

La tuberculose et le BCG : Bonah, C., Menut, P. Le BCG, mieux vaut y aller prudemment. La longue marche d'un vétéran (histoire du BCG). La Recherche, septembre 2002, n° 356.

Avec une seule injection de son Salvarsan (arsenic très toxique), ce menteur de Paul Herlich prétendait guérir la syphilis ! Avec le BCG, l'institut Pasteur prétendait éradiquer la tuberculose. La réalité était bien loin de ces affirmations...

 

La chasse aux sorcières

Tout au long du XXe siècle, de nombreux médecins continuent à penser que le mode de vie et le psychisme jouent un rôle important chez leurs malades. Les malades, trop rarement guéris par la médecine officielle, continuent à aller en pélerinage, à consulter les voyants et les guérisseurs.

La médecine est menacée dans son pouvoir et ses ressources financières. La faculté interdit donc aux médecins le moindre rapprochement entre les maladies et le mode de vie des patients, elle les empêche d'utiliser des méthodes autres que celles testées par les laboratoires pharmaceutiques eux-mêmes. L'ordre des médecins fait la chasse aux guérisseurs de tout poil.

De même, les laboratoires pharmaceutiques rejettent l'idée que les résultats sont influencés par l'équilibre psychique et par le mode de vie des patients. La médecine n'est plus seulement une question de vérité scientifique, mais surtout d'argent et de pouvoir.

À la fin du XXe siècle, devant la multiplication des cancers et de nouvelles maladies, le développement spectaculaire des "médecines parallèles" montrent à quel point les malades se sentent mal pris en charge par la médecine moderne. Faute d'être écoutés et guéris, ils cherchent sans cesse d'autres solutions.

 

[titre]

 

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Guillemin et Schally, Nobel 1977, hormones cérébrales peptidiques, liens entre le corps et l'âme

Prix Nobel 1977
Fondement de la médecine
psychosomatique