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Séparation corps et psyché :
un dogme du XIXe siècle

Dr Jean-Michel Crabbé
Mis à jour le 4 mars 2010

 

Dès la fin du XIXe siècle, des chercheurs et des médecins ont falsifié les résultats de leurs recherches pour imposer les dogmes de l'homéostasie et d'une séparation entre corps et psyché.

Quand au rêve, il était depuis longtemps interdit d'en parler.

 

 

Résumé

Jamais aucune expérience n'a réussi à démontrer que le corps et la psyché étaient deux domaines indépendants. De même, jamais aucune expérience n'a démontré que l'homéostasie, principe d'un équilibre intérieur, était une loi absolue de la physiologie.

Cela n'a pas empêché des chercheurs et des médecins de trahir la vérité scientifique et d'imposer de faux principes, au nom d'on ne sait quel intérêt supérieur (l'argent et le pouvoir), orientant la médecine moderne dans des impasses. Ainsi les dictionnaires de constantes biologiques ont imposé pendant plus d'un siècle l'idée que les paramètres physiologiques sont des constantes, l'une des grossières erreurs de la médecine moderne.

Devant la résistance d'une partie du corps médical, ces principes ont ensuite été imposés par la faculté, la loi et le code de déontologie médicale comme s'il s'agissait de vérités scientifiques indiscutables.

 

Un nouveau dogme : l'homme machine biologique

Pendant des millénaires, tous les plus grands esprits que la terre a porté ont affirmé que les maladies étaient en partie liées au comportement, au mode de vie et aux valeurs morales des êtres humains. Mais à la fin du XIXe siècle, les biologistes étudient les êtres vivants comme des machines biologiques et explorent certaines fonctions physiologiques comme la circulation, la respiration. Ils vont alors imposer une nouvelle doctrine :

"Les êtres vivants sont des machines biologiques."

À la même époque, Pasteur montre que les maladies infectieuses comme la syphilis, la tuberculose ou la peste sont provoquées par des bactéries que l'on peut voir au microscope, cultiver et détruire :

Les grandes épidémies sont donc des problèmes de biologie et d'hygiène, et on néglige le terrain, le mode de vie et l'individu dans sa globalité.

En 1850, Helmholtz mesure la vitesse des influx nerveux dans les neurones. Des signaux électriques commandent les muscles ou acheminent des informations vers le cerveau :

Le système nerveux n'a donc rien de commun avec les fonctions biologiques et les maladies physiques.

Suite à ces découverte, la médecine affirme avoir "prouvé scientifiquement" que le corps et la psyché sont totalement séparés. Aucun mécanisme ne permet aux pensées et aux émotions d'agir sur le corps et de provoquer des maladies. Tout au long du XXe siècle, la médecine va alors critiquer et combattre toutes les anciennes traditions, en particuliers religieuses, qui relient le corps à la psyché et à l'âme :

Pendant des millénaires, les prêtres, les guérisseurs et autres charlatans ont exploité la crédulité des malades !

 

Enjeux moraux, politiques et financiers

Au début du XXe siècle, la maladie change de statut pour devenir un problème exclusivement biologique, et cette nouvelle médecine fondée sur la biologie prétend débarrasser l'homme malade de la culpabilité que la religion chargeait sur ses épaules : L'homme devient libre d'agir comme il le veut.

  • L'homme peut négliger les valeurs morales de ses ancêtres.
  • Le pouvoir de l'église s'affaiblit au profit du pouvoir politique
  • Certaines ressources financières de l'église sont transférées à la médecine
  • Naissance des premières entreprises médicales comme l'institut Pasteur

Les 80 ans d'histoire d'un vaccin peut-être totalement inefficace, le BCG, ou encore l'histoire du Salvarsan du prix Nobel 1908 Paul Ehrlich nous montrent comment, dès le début du XXe siècle, la vérité scientifique s'effondre devant le pouvoir politique et les puissances de l'argent :

  • La syphilis et le salvarsan : Prix Nobel de médecine 1908 - Paul Ehrlich
  • La tuberculose et le BCG : Bonah, C., Menut, P. Le BCG, mieux vaut y aller prudemment. La longue marche d'un vétéran (histoire du BCG). La Recherche, septembre 2002, n° 356.

Avec une seule injection de son Salvarsan, très toxique, Herlich prétendait guérir la syphilis ! Avec le BCG, l'institut Pasteur prétendait éradiquer la tuberculose. La réalité était bien loin de ces prétentions.

 

La chasse aux sorcières

Tout au long du XXe siècle, de nombreux médecins continuent à penser que le mode de vie et le psychisme jouent un rôle important chez leurs malades. Les malades, trop rarement guéris par la médecine officielle, continuent à aller en pélerinage, à consulter les voyants et les guérisseurs.

La médecine est menacée dans son pouvoir et ses ressources financières. La faculté interdit donc aux médecins le moindre rapprochement entre les maladies et le mode de vie des patients, elle les empêche d'utiliser des méthodes autres que celles testées par les laboratoires pharmaceutiques eux-mêmes. L'ordre des médecins fait la chasse aux guérisseurs de tout poil.

De même, les laboratoires pharmaceutiques rejettent l'idée que les résultats sont influencés par l'équilibre psychique et par le mode de vie des patients. La médecine n'est plus seulement une question de vérité scientifique, mais surtout d'argent et de pouvoir.

À la fin du XXe siècle, le développement spectaculaire des "médecines parallèles" montrent à quel point les malades se sentent mal pris en charge par la médecine moderne. Faute d'être écoutés et guéris, ils cherchent sans cesse d'autres solutions.

 

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Suite : le prix Nobel de médecine 1977...

 


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