PSYCHOSOMA |
À quoi sert la recherche si les plus grandes découvertes ne guérissent aucun malade ?
RésuméEntretenu par les médias, notre "besoin viscéral" de sécurité nous incite à vivre dans le mythe d'une médecine scientifique toute puissante. Nous n'avons aucune envie d'ouvrir les yeux sur ses erreurs et ses échecs. Pourtant une critique de la médecine actuelle peut conduire à des changements bénéfiques. Vous trouverez d'autres détails dans "L'échec de la médecine occidentale". Les textes officiels des prix Nobel sont disponibles en anglais sur "Nobelprize.org". Le triomphalisme de la médecine occidentaleDans les années 80, les chercheurs nous promettaient des résultats magnifiques, la guérison prochaine de la majorité des cancers, une victoire définitive sur toutes les maladies infectieuses et bien d'autres progrès étonnants. En 1983, les chercheurs annonçaient un vaccin contre le Sida dans un délais de 5 ans. 25 ans plus tard, aucun de ces objectifs n'a été atteint et les limites de la médecine occidentale sont de plus en plus évidentes. Les microorganismes résistent aux antibiotiques et de nouvelles maladies apparaissent. Des maladies banales comme la rougeole, le paludisme et la tuberculose font encore chaque année des millions de victimes. Le Sida, les cancers, le diabète et l'obésité, les allergies, les troubles mentaux et les maladies cardiovasculaires font des ravages. Obésité, diabète... "L'obésité est la clef de voûte de toutes les priorités sanitaires car il s'agit de la plus importante source de maladies chroniques dans le monde... Un milliard d'habitants sont victimes d'excès pondéraux tandis que 800 millions de personnes ne mangent pas à leur faim." (OMS : 4 septembre 2006, swissinfo.org/international) Or nous ne disposons d'aucun traitement contre l'obésité ! L'insuffisance rénale "va exploser dans les prochaines années" : "L'hypertension et surtout le diabète de type 2 en constante augmentation sont les principaux responsables de cette évolution préoccupante" Le Figaro du 05 mars 2010. Le diabète devient aussi une sorte d'épidémie mondiale qui touche de plus en plus d'enfants avant l'âge de cinq ans. (voir mon "sos-diabète"). Depuis deux décennies, des maladies autrefois associées au vieillissement touchent des personnes de plus en plus jeunes : Alzheimer avant 55 ans, cancers du sein chez des femmes très jeunes. Quelques semaines passées dans un service de cancérologie, de gériatrie ou de psychiatrie suffisent à se convaincre que les belles victoires annoncées ne sont pas au rendez-vous : la médecine coûte de plus en plus cher et le "meilleur des mondes" n'est pas pour demain. Recherche, prix Nobels et stagnation thérapeutiqueLa longue liste des prix Nobel attribués depuis 1901 pour "the most important discovery within the domain of physiology or medicine" nous donne de précieuses indications sur les soi-disant "progrès" de la médecine moderne. Si ces prix Nobel confirment les progrès scientifiques au cours du XXe siècle, ils aboutissent aussi à un désert thérapeutique. Depuis Alexander Flemming et la pénicilline en 1945, aucun prix Nobel n'a récompensé une grande découverte thérapeutique équivalente, c'est à dire un traitement capable de guérir l'un ou l'autre des fléaux de notre époque :
1945 : découverte de la pénicilline. Cette liste montre le "vide thérapeutique" des 15 derniers prix Nobel de médecine, sans aucune découverte thérapeutique comparable à celle de la pénicilline. Les progrès de la biologie et des autres science apportent de moyens diagnostics (IRM) et des molécules puissantes (et dangereuses), mais ces nouvelles méthodes ne guérissent pas les malades. Les traitements modernes corrigent les symptômes des maladies avec des effets secondaires souvent importants, et ils doivent être prolongés à vie. Si les grandes découvertes des prix Nobels n'aboutissent à aucun traitement susceptible de guérir nos malades, comment croire que les autres "petites découvertes" vont apporter quelque chose ? Flemming, le hasard et la pénicilline
La découverte de la pénicilline, vraie révolution thérapeutique au XXe siècle, s'est faite dans des circonstances qui devraient faire réfléchir un grand nombre de chercheurs : "Then in 1928 an accidental contamination of a culture plate by a mould set me off on another track. I was working on a subject having no relation to moulds or antiseptics and if I had been a member of a team engaged on this subject it is likely that I would have had to neglect the accidental happening and work for the team with the result that penicillin would not then have been described and I would not be here today as a Nobel Laureate. But, fortunately for myself - and may be for the world - I was situated so that I could leave my previous line of research work and follow the track which fate hade indicated for me." Flemming speech, 10 dec 1945. Flemming a découvert la pénicilline à cause d'une manipulation ratée alors qu'il travaillait sur un sujet sans relation avec les moisissures et les antiseptiques... Et, une chance pour lui et pour le monde entier, il pouvait se permettre d'abandonner ses recherches pour suivre une autre piste que le destin lui indiquait. "I have been trying to use penicillin to illustrate two points. Flemming insistait sur trois aspects essentiels de sa découverte : le travail d'équipe est à la fois un obstacle à la recherche et une nécessité. Le hasard, le destin jouent un rôle essentiel : "Nous nous croyons les maîtres de la situation et nous ne sommes que des pions déplacés sur l'échiquier de la vie par une puissance supérieure"... Dès 1945, Flemming annonçait aussi l'apparition de résistances aux antibiotiques. Biblio : Les Prix Nobel en 1945, Editor Arne Holmberg, [Nobel Foundation], Stockholm, 1946.Nobel, argent et pouvoirSi certains prix récompensent des progrès indiscutables, d'autres correspondent à de fausses découvertes et à des traitements inutiles ou dangereux dont seule l'industrie tire profit. En 1908, le P. Ehrlich reçoit le prix Nobel pour ses prétendus travaux sur l'immunité, les "récepteurs cellulaires" à différentes substances chimiques et le traitement de la Syphilis par les "arsénobenzènes".
"For with the help of this substance (Arsénobenzène, Salvarsan) it is really possible in every animal species and with every kind of trypanosome infection (syphilis et autres) to achieve a complete cure with one injection, a result which corresponds to what I call therapia sterilisans magna." Paul Ehrlich, Nobel Lecture, 11 décembre 1908. Ehrlich prétendait qu'une seule injection suffisait à traiter la syphilis, ce qui était totalement faux. Son Salvarsan était un produit très toxique dérivé de l'arsenic. De cette façon la recherche anglo-saxonne tentait de rivaliser avec l'Institut Pasteur, première grande multinationale de la médecine moderne, et il y avait énormément d'argent à gagner. Bien d'autres prix Nobel, même récents, font douter des bases scientifiques, de la transparence et des progrès de la médecine : 1927, Wagner-Jaurreg, traitement de la démence syphilitique par innocculation du paludisme, "une bénédiction pour l'humanité...". 1948, Paul Muller, découverte du DDT : merveilleux insecticide "non toxique" utilisé en énormes quantités, et interdit quelques années plus tard à cause de sa toxicité nerveuse. 1949, Egas Moniz, la lobotomie : traitement chirurgical des maladies mentales... "Une lumière divine"... un discours ahurissant ! Les survivants étaient handicapés à vie. 2000, Arvid Carlsson, Paul Greengard et Eric R. Kandel, "inhibiteurs de la recapture de la sérotonine" (Prozac). Ce médicament aurait diminué de 25% le taux de suicide en Suède dans les années 1990. Mais de nouvelles études montrent que ces IRS favorisent un passage à l'acte et le suicide de certains patients (levée d'inhibition). Certaines de ces découvertes, "bénédictions pour l'humanité selon le désir d'Alfred Nobel", sont dangereuses et on s'en passerait volontiers : d'autres exemples détaillés dans mon livre "L'échec de la médecine occidentale". Les nouveaux médicamentsAujourd'hui pas un mois ne s'écoule sans que l'on découvre, après leur commercialisation, la dangerosité de médicaments récents, le manque de transparence et l'insuffisance des expérimentations. À Londres en mars 2006, les premiers volontaires sains pour un essai en phase II subissent des effets toxiques imprévus et gravissimes traités en réanimation. Une étude américaine menée par le cardiologue Thomas Force et publiée dans le journal "Nature Medecine" met en cause le "Glivec", l'un des trois produits les plus vendus dans le monde par le groupe suisse Novartis. Il y a 5 ans le Glivec a innauguré l'ère des "thérapies moléculaires ciblées" dans le traitement des cancers. Responsable d'insuffisances et d'arrêts cardiaques. "C'est une vraie surprise car à priori, il était absolument absurde qu'un médicament comme Glivec puisse provoquer des problèmes cardiaques". (2006 Swissinfo.org/fre/sciences_technologies)
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