La fonction du sommeil paradoxal et du rêve    
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La fonction
du sommeil paradoxal

Dr Jean-Michel Crabbé
Mis à jour le 1 janvier 2013

 

La Nature ne fait rien par hasard. Le sommeil paradoxal et le rêve existent chez tous les mammifères et les oiseaux depuis 180 millons d'années, aussi le rêve est une fonction vitale.

 

Résumé

Le sommeil paradoxal est une fonction neuro-biologique rythmique qui existe chez tous les mammifères et les oiseaux depuis 180 millions d'années. Il favorise l'apparition et la mémorisation du rêve. L'évolution ne maintient pas un phénomène aussi complexe sans raisons puissantes. La découverte du sommeil paradoxal oblige la médecine à abandonner deux grands principes : l'équilibre du milieu intérieur et l'inutilité du rêve :

 

Le rêve, méconnu et méprisé

L'homme moderne a une connaissance du rêve très limitée. Depuis 800 ans, l'occident chrétien est privé de tout dialogue avec l'inconscient (voir "Faut pas rêver"). Le rêve est un phénomène naturel. Son étude a été interdite par les autorités religieuses ou laïques, et injustement assimilée aux "sciences occultes" comme l'astrologie ou la cartomancie. Les enfants sont éduqués au non sens du rêve, un rêve "tué dans l'oeuf" et exclu de la vie psychique. Le rêve n'a aucune place dans les livres de médecine et les grands esprits scientifiques s'y intéressent rarement.

D'autres cultures que la notre donnaient au rêve une grande importance. La médecine occidentale, après avoir méprisé toutes ces traditions, découvre la base physiologique du rêve et doit le considérer plus attentivement : la physiologie nous apprend beaucoup sur le rêve.

La psychanalyse, en grande partie grâce au travail de Freud, a mis à jour un domaine intérieur à l'homme, l'inconscient, et on ne peut pas revenir aux croyances primitives d'il y a à peine plus d'un siècle. Un certain nombre de phénomènes "magiques" ont une explication naturelle. Le monde des esprits de nos ancêtres est intérieur, l'étude du rêve est une affaire intime, un dialogue entre l'homme et l'inconnu de son psychisme, l'inconscient.

De nos jours, une personne qui note ses rêves a bien des surprises. De nombreux rêves paraîssent insignifiants ou incohérents, mais à y regarder de très près, ils donnent à réfléchir. Et il y a des rêves très puissants, qui restent gravés dans la mémoire pour l'existence toute entière, à égalité avec les événements les plus marquants qu'il soit donné de vivre à un être humain :

Le rêve est souvent une expérience intime bouleversante.
 

Faire table rase

Avec les découvertes des dernières décennies, il faut abandonner de nombreuses hypothèses faites à propos des rêves :

Le rêve n'est pas une fonction sentinelle, chargée du réveil périodique de l'animal en milieu hostile. Les grands rêveurs sont précisément les animaux carnassiers qui n'ont rien à craindre pendant leur sommeil.

La mémoire est indépendante du rêve. Les drogues qui suppriment le sommeil paradoxal suppriment aussi les rêves, mais n'ont aucun effet sur la mémorisation : le rêve n'est pas nécessaire à la fonction mémoire.

Les hypothèses de Freud à propos des rêves sont incompatibles avec les connaissances acquises sur le sommeil paradoxal au cours des 30 dernières années :

  • Le rêve n'appartient pas au sommeil léger mais au sommeil très profond.
  • Le rêve n'est pas seulement psychique, il repose sur une activité neurobiologique, rythmique, déterminée génétiquement, commune à tous les mammifères et aux oiseaux.
  • Le sommeil paradoxal et le rêve précèdent le psychisme éveillé et la conscience.
  • Le rêve apparaît dès la vie foetale, il n'est pas une conséquence des refoulements de la petite enfance.
  • Le comportement onirique du chat est spécifique de chaque animal et totalement indépendant de ses besoins physiologiques et de ses désirs.
  • Dans l'oeuf, le poussin rêve déjà...
 

Rêve et maturation cérébrale

Le sommeil paradoxal succède au sommeil sismique et apparaît au voisinage de la naissance. (voir schéma page précédente). Il représente d'abord 50 à 80% des nombreuses heures de sommeil du nouveau-né, puis il diminue progressivement. Cette activité intense et prolongée n'est pas l'écho des activités de la journée, presque inexistantes :

  • Le SP est un automatisme endogène.
  • Le SP est la première activité structurée du cortex cérébral.
  • Le SP est maximum pendant la maturation cérébrale, alors que le nombre de synapses s'accroît et que de nouveaux circuits fonctionnels s'organisent.
  • Le SP stimule le système nerveux central, active des circuits neuronaux et participe à la "stabilisation sélective" (J-P Changeux) de circuits privilégiés.

Tout démontre l'extrême importance de cette période. Pendant son sommeil paradoxal, le nourrisson a ses premiers sourires et toutes sortes d'expressions du visage, encore absentes quand il est éveillé : le rêve est la matrice des futurs comportements de l'individu. Pendant la maturation cérébrale, le rêve est un facteur de spécialisation du comportement et des aptitudes individuelles. Le rêve complète le déterminisme génétique et multiplie les possibilités d'adaptation et de survie des espèces.

"Le rêve est le "gardien des différences psychiques entre les individus". Michel Jouvet.
 

Comportement onirique du chat

La satisfaction des besoins physiologiques de l'animal est absente du comportement onirique (voir page précédente). Un chat affamé ne mange pas dans son rêve. Et si le rêve réalisait son besoin physiologique, il se réveillerait affamé après un bon repas, et sombrerait dans la névrose des chats...

Le rêve "substitut d'un besoin physiologique", serait contre-nature.

Spécificité d'espèce du comportement onirique : En rêve, le chat affamé ne mange pas, mais il est à l'affût, il capture une proie, lutte avec un autre animal ou prend la fuite. Les rêves reproduisent un répertoire de conduites élémentaires qui font que le chat est un chat. Il élabore de nouvelles stratégies et s'adapte à son environnement. (conforme à la notion jungienne d'une manifestation des archétypes dans les rêves)

Spécificité individuelle du comportement onirique : Ce comportement est spécifique, reproductible et différent d'un animal à l'autre : le rêve complète le déterminisme génétique, c'est un facteur de différenciation individuelle (conforme à la notion jungienne de l'individuation par le rêve).

Le comportement onirique du chat ne répond pas à des besoins physiologiques : il est spécifique de l'espèce (archétypes), et spécifique de l'individu (individuation).

Le comportement onirique du chat donne raison à Jung contre Freud : Les oies ne rêvent pas de maïs.

Le rêve est une activité corticale optimale

Pendant l'éveil, le système psychique des mammifères gère de très nombreuses taches simultanées et il est sans cesse en alerte, fragmenté, stimulé par les multiples informations issues de l'environnement (images, sons...), et par les sensations associées aux besoins physiologiques (faim, soif, douleur...)

La conscience ne perçoit qu'une toute petite partie de ce flux intense, environ une information sur dix millions, et de nombreuses informations restent en dessous du seuil de conscience (Changeux). L'énergie disponible sous forme de glucose est également partagée avec les autres métabolismes actifs (musculaire, digestif...)

Le sommeil lent et profond, stades III et IV, prédomine habituellement en début de nuit : L'activité parasympathique favorise la réparation tissulaire, la synthèse de protéines et d'hormones. La fréquence cardiaque, la pression artérielle et la ventilation diminuent, la température centrale baisse (Magnin). Des réserves énergétiques de glucose, destiné aux neurones, se constituent dans les cellules gliales sous forme de glycogène.

Le sommeil lent est réparateur de la fatigue physiologique, le cortex est alors au repos et la mémorisation absente.

Le sommeil paradoxal, se déclenche toutes les 90 mn environ, après stokage d'une quantité suffisante de glucose. Le système neuropsychique est alors totalement isolé des stimulations extérieures et des besoins physiologiques. Toutes les structures corticales sont en éveil.

Les réserves de glycogène constituées pendant le sommeil lent autorisent cette activité corticale intense pendant des phases continues de 20 mn. Le cerveau consomme plus d'oxygène qu'à l'éveil et le système moteur, paralysé, ne consomme pas de glucose.

Au cours du sommeil paradoxal, le mode de fonctionnement cérébral des mammifères (et des oiseaux) est optimal. Toutes les fonctions neuropsychiques peuvent collaborer au développement du rêve.

La supériorité des mammifères s'explique mieux : Avec l'homéothermie, ils combattent le froid, qui ralentit la plupart des fonctions physiologiques des reptiles et des dinosaures. Avec le sommeil paradoxal et le rêve, l'activité corticale devient optimale, maximale, et elle échappe aux réflexes et aux conditionnements du psychisme éveillé.

 

Comparaison avec un chercheur

Le cerveau qui rêve ressemble à un chercheur qui s'isole pour résoudre un problème délicat. Il fait une provision de sandwichs et s'enferme dans son laboratoire. Il accroche à sa porte une pancarte "do not disturb" et débranche le téléphone. Certain de ne pas être dérangé, il teste, écoute, observe et réfléchit, et il mange ses sandwichs :

Le sommeil paradoxal isole et optimise l'activité cérébrale.

Le rêve mobilise la totalité des ressources mentales. Il donne à chaque être vivant la possibilité d'échapper à ses conditionnements et de découvrir de nouveaux comportements. A l'opposé des reptiles, tous les mammifères, rêveurs, ont une variabilité du comportement individuel et une faculté d'apprentissage.

Le rêve est un facteur de survie et d'innovation.

Le rêve n'est pas plus indispensable, que la recherche scientifique : De nombreuses expériences échouent et de nombreux rêves restent sans suite. Une société humaine ou animale peut rester stable pendant des millénaires et se priver de toute recherche. Un individu peut garder les mêmes limites conscientes et les mêmes automatismes pendant toute son existence.

Le rêve semble alors inutile.

Le rêve est une énigme : Le jour où un chercheur sort de sa tanière et publie ses résultats, il est rarement compris. Les fruits de l'activité onirique sont tout aussi surprenants et méconnus que ceux de la recherche. Le rêve parle un langage inconnu, celui de l'ensemble des fonctions corticales. La conscience s'impatiente et affirme que le rêve est incohérent. Avant d'étendre le champ de la conscience, le rêve est incompréhensible.

Le rêve a besoin de réflexion, de temps et d'ouverture d'esprit.

Le rêve est une simulation

Avec le rêve, chaque être vivant dispose d'une sorte de simulateur. Le rêve est un monde virtuel qui utilise les capacités d'attention, de mémorisation et d'analyse du psychisme tout entier. Avec des moyens différents du psychisme éveillé, le rêve crée de nouvelles situations, déroule tout un scénario sans exposer au moindre risque.

Ce qui s'y passe est presque sans danger. Dans une course rapide, le rêveur reste immobile et protégé. Cependant le rêve a un impact non négligeable sur le coeur, la respiration, l'équilibre végétatif et hormonal. Le sommeil paradoxal peut provoquer un accident cardiaque, ou aggraver des maladies préexistantes.

 

Anticipation et prémonition

La conscience, instable et limitée, cherche toujours à prévoir l'avenir. Il s'agit d'une activité élémentaire chez tout être humain. Le rêve anticipe lui aussi, avec d'autres moyens que la conscience. Il intègre des perceptions subliminales, utilise toutes les fonctions corticales et explore le futur.

Prémonition : Chez les peuples primitifs, le rêve est essentiellement prémonitoire. Il annonce effectivement la pluie, là où la conscience et la réflexion, trop limitées, ne savent pas observer et analyser une situation météorologique. De nombreux rêves prémonitoires n'ont rien de "magique". Ils viennent d'une conscience peu développée, associée à une prévision assez exacte effectuée au cours du rêve.

Conscience et rêve explorent tous deux le futur.
 

Rêve et hémisphère droit

Dans une étude sur 2525 souvenirs de rêves, M. Jouvet observe une dissociation dans le fonctionnement des hémisphères cérébraux. Dans un rêve, une phrase est perçue distinctement et le visage qui la prononce reste inconnu. Dans un autre rêve, une personne bien identifiée s'exprime d'une façon incompréhensible. Tout se passe comme si, pendant le rêve, le cerveau était dédoublé, un seul hémisphère s'exprimant à la fois.

Ces observations attirent l'attention sur l'hémisphère droit. La culture occidentale, essentiellement verbale et logique, prividégie le cerveau gauche et étouffe un cerveau droit imagé, auditif, alogique et intemporel.

L'hémisphère droit n'a presque aucune fonction logique ! Certains malades ont subi une section des commissures interhémisphériques. Ils ont un cerveau dédoublé, un "split brain" (comme le dessert du même nom). L'hémisphère droit peut être testé séparément du gauche. Il est "muet" et ne s'exprime pas avec des mots. Il reconnaît un visage et un air de musique, mais il ne distingue pas le oui du non. Le cerveau droit, comme le rêve, utilise des images, des impressions sensorielles, des séquences visuelles et auditives.

Nos rêves compensent le déséquilibre psychique moderne et y apportent le langage inconnu, les perceptions et les images de cet hémisphère droit négligé. L'exemple de von Kekule est caractéristique. Son cerveau gauche, verbal et rationnel, se heurte au problème de la structure du benzène. La solution apportée par le rêve est l'image d'un serpent qui se mord la queue. Cette réponse n'est pas rationnelle, mais elle est cohérente et utile.

Les rêves de l'homme moderne compensent la domination, le despotisme de son cerveau gauche.

Chez les peuples primitifs, la situation est inversée. Les fonctions logiques et verbales de l'hémisphère gauche sont peu différenciées. Les rêves corrigent ce déséquilibre et le cerveau gauche, rationnel et verbal, s'y exprime davantage que chez l'homme moderne. Dans leurs rêves, les hommes entendent la voix du Grand Esprit, les pierres et les animaux parlent.

Freud prétendait expliquer l'incohérence apparente du rêve par une censure des désirs refoulés.
Ce déguisement des désirs est un jeu de dupes incompatible avec une fonction physiologique vitale, et l'hypothèse de Freud est inutile. L'incohérence apparente du rêve s'explique simplement par l'activité de l'hémisphère droit au cours du rêve. Le rêve est naturellement imagé, non verbal, alogique, intemporel, libéré de la domination de l'hémisphère gauche.

 

Stress et rêve

Les expériences menées sur des rats et des étudiants, placés dans des cages différentes, montrent que le sommeil paradoxal se renforce en situation de stress. Les rats en période d'examen et les étudiants placés dans un labyrinthe ont tous beaucoup plus de rêves qu'en temps normal. Il faut reconnaître ici l'extraordinaire patience de nos chercheurs, capables d'observer pendant des semaines entières leurs rats aux prises avec du papier et un stylo.

La relation entre stress et rêves est normale si le rêve a pour fonction d'aider et de guider le psychisme éveillé. En période de stress, le rêve apporte une analyse élaborée la nuit par l'ensemble des fonctions psychiques. De fait, les rêves sont plus fréquents au cours d'une maladie, en cas d'accident et dans de nombreuses situations délicates physiquement ou psychologiquement. Ils se manifestent de façon plus insistante pendant les périodes importantes de l'existence, à l'adolescence, à l'occasion des grandes décisions comme chez Descartes, ou en fin de vie.

L'hypothermie est un stress qui exige des mesures urgentes. Un organisme résiste plusieurs semaines au manque de nourriture, mais rarement plus de quelques heures à l'hypothermie. Face au danger mortel représenté par la chute de la température centrale, la physiologie a encore privilégié le rêve, qui apparaît comme un atout essentiel : La durée du sommeil paradoxal croît quand la température centrale baisse.
Or pour l'animal comme pour l'homme, la lutte contre le froid est un combat qui nécessite réflexion et stratégie plutôt que force ou habileté. Il s'agit bien d'exploiter tout le potentiel psychique, en particulier celui du sommeil paradoxal.

L'homo sapiens entretient avec sa température centrale une relation tout à fait étrange. Un cerveau reptilien antédiluvien, avec ses régulations, vit certainement quelque part sous son cerveau moderne. En été, les plages de l'ère quaternaire sont envahies par une espèce étrange qui neutralise sa régulation thermique naturelle.
Avec bonheur, l'abominable homme des plages retrouve un comportement de vertébré inférieur. Il ajuste sa température rectale sans l'aide du moindre thermomètre en alternant bains de mer et exposition au soleil. Et cette créature ne manifeste plus aucune activité mentale évoluée. Souhaitons que le destin tragique des dinosaures ne soit pas aussi celui de l'homo reptiliens.

Danger vital : De nombreux témoignages indiquent que le cerveau peut passer brusquement dans un état de rêve continu en cas de défaillance physiologique majeure. C'est le cas d'accidentés très gravement blessés ou de patients en réanimation.

Physiologiquement, le système réticulé activateur ascendant (S.R.A.A.) est capable d'activer l'ensemble du cortex et de bloquer les informations sensorielles périphériques. Cette transition brusque isole le système psychique de la douleur et du stress physique, et les souvenirs de ces patients n'ont rien de commun avec la réalité vécue : Tout se passe comme si le système psychique disposait d'une ultime protection, et se protégeait en attendant une amélioration.

Hallucinations : Le stress peut être une tension psychique extrême, en l'absence de tout risque physiologique, et le psychisme y répond parfois par des hallucinations et des visions. L'activité psychique, gouvernée par le S.R.A.A., est alors identique à celle du rêve, mais les autres éléments constitutifs du sommeil paradoxal font défaut.

 

Conclusion

La physiologie fait du sommeil paradoxal et du rêve une fonction physiologique et psychique manifestement vitale :

  • Le sommeil paradoxal et le rêve constituent la première activité corticale structurée des jeunes mammifères. Ils participent activement à la maturation cérébrale.
  • Le rêve est la matrice des futurs comportements individuels.
  • Au cours du rêve, le psychisme accède à la totalité des fonctions corticales.
  • Le rêve est insensible aux stimulations externes et internes.
  • Le langage imagé du rêve ressemble à celui de l'hémisphère droit.
  • Le rêve répond au stress et c'est une fonction d'orientation et de protection.
L'homme moderne, ignorant de ses rêves, semble bien devenu étranger à sa propre nature profonde.

 

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